Vaginisme et hypnose

« Le vaginisme est à l’intromission du pénis [ou d’un sextoy], ce qu’est le clignement de l’œil à la pénétration d’un moucheron »
Doc. William S. Kroger.

L’approche du vaginisme par l’hypnose et l’inconscient

Quelques rappels :

Définitions :

Mon but n’est pas de réussir la pénétration à tout prix, mais plutôt le bien-être de l’accompagné.e. Je fais en fonction de ses besoins et de ses envies sexuelles et non des diktats sociaux.

Il existe différents types de vaginismes :

Rappelez vous que les troubles sexuels sont rarement isolés (par exemple une dyspareunie peut entraîner un trouble du désir, qui lui-même peut entraîner une anorgasmie, etc.). Que les troubles dépendent du contexte et peuvent évoluer en fonction de votre partenaire (par exemple une éjaculation « précoce » peut entraîner une anorgasmie coïtale répétée, donc des troubles du désir avec un.e partenaire mais pas avec un.e autre., etc.).

Pourquoi le vaginisme ?

 Jamie McCartney
"The Great Wall of Vagina"
Jamie McCartney
Détail de « The Great Wall of Vagina » (2008)

Avoir envie malgré que le corps dise « non » :

On peut être très excité.e, être à fond avec le/la partenaire, avoir une lubrification importante et malgré cela avoir des contractions involontaires des muscles qui ferment le vagin. C’est le principe du vaginisme, le vagin est fermé et les tentatives de pénétration sont douloureuses.

Malgré cela vous pouvez avoir une libido très active et même une vie sexuelle satisfaisante, à condition de ne pas pratiquer de pénétration.

La spécificité du vaginisme : il est un réflexe involontaire du corps, il s’agit donc de quelque chose d’inconscient. C’est donc avec l’inconscient et le corps qu’il faut travailler et non avec le conscient. C’est pour cela que l’hypnose est efficace dans ce cas : une partie de votre inconscient (l’inconscient est divisé en plein de parties) bloque le passage et vous pouvez négocier avec elle en hypnose.

L’hypnose est l’art d’être en contact et de négocier/modifier son inconscient.

Vous avez mal lors de la pénétration ? Elle est impossible ?

Commencez par quitter la logique pénétrative et découvrir d’autres plaisirs.

La première chose à faire en cas de vaginisme : on arrête de forcer, ça ne sert à rien, ça va faire mal et ça va faire plus de dégâts qu’autre chose.

Donc STOP ! On arrête tout, on laisse son vagin tranquille ! Et on réfléchit, on explore …

Si vous en avez envie, vous pouvez essayer un érotisme non-pénétratif, je suis sûr que vous avez des trésors d’imagination sur quoi faire d’autre que le traditionnel pénis/sexoy dans le vagin ! Si ce n’est pas le cas, surfez un peu sur internet, discutez-en avec des ami.e.s ou lisez « sortir du trou » de Maïa Mazaurette, « Au delà de la pénétration » de Martin Page ou « Jouissance Club » de Jüne Pla, vous avez ces livres dans ma bibliographie.

La représentation habituelle de la pénétration comme étant au centre de la relation sexuelle est une vision masculino-centrée, pensée pour le plaisir de l’homme en priorité (imaginer que le sexe commence avec une pénétration d’un pénis et finit avec une éjaculation … ça limite les possibilités !). Il est important d’en prendre conscience et de déconstruire cet a priori culturel.

Vous pouvez avoir une vie érotique riche et très épanouissante sans pénétration !

Pour apprendre cette vie érotique non-pénétrative : explorez-vous ! Seul.e ou avec des partenaires. Ouvrez quelques livres, parlez-en autour de vous, participez à des groupes de parole, suivez des comptes Instagram, bref éduquez votre inconscient.

MARJORIE CAMERON /

Songs for the Witch Woman (1952)

Illustrations du recueil de poèmes de Jack Parsons
Aquarelle et encre sur papier
MARJORIE CAMERON
Songs for the Witch Woman (1952)
Illustrations du recueil de poèmes de Jack Parsons
Aquarelle et encre sur papier

L’hypnose et le vaginisme :

L’inconscient est le corps, le corps est l’inconscient :

Séparer le corps et l’esprit est une logique très occidentale et très limitante (un vieil héritage d’Aristote digéré de Descartes …). Mais nous savons actuellement que ce n’est pas le cas, il s’agit d’une seule et même structure : nous-même. Notre corps et notre esprit sont liés, ils sont notre inconscient. C’est pour cela que de nombreuses sensations psychologiques (l’anxiété par exemple) ont des symptômes physiques.

Dans le cas du vaginisme, il ne s’agit pas de lutter contre le corps mais plutôt de l’accompagner pour qu’il puisse vivre mieux, sans douleurs sa vie érotique. On l’accompagne avec tolérance et écoute, à son rythme et en douceur.

Le vaginisme est une réaction du corps, quand il est secondaire il peut survenir suite à des traumatismes physiques, psychiques, sexuelles.

Il convient alors d’avoir une approche liée au fonctionnement de l’inconscient, douce et souple qui s’adapte aux besoins de la personne. Dans tous les cas, on arrête la logique de forcer le vagin et on commence à négocier avec son corps.

Mon avis sur les dilatateurs vaginaux :

Les dilatateurs vaginaux sont des outils de tailles graduelles avec lesquels la personne va forcer l’entrée de son vagin afin de l’agrandir. En y enfonçant des tailles de plus en plus grande, on tente d’habituer musculairement le vagin à recevoir un pénis ou un sextoy.
C’est donc une manière de forcer un corps retissant et qui a peur.

Je trouve cette logique très violente envers la personne atteinte de vaginisme … Le vaginisme psychologique (je ne parle pas ici du vaginisme physiologiques venant par exemple d’une déformation du plancher pelvien) est une réaction de l’inconscient à l’idée qu’un corps étranger puisse pénétrer le corps. C’est un réflexe de protection, une contraction qui indique une peur importante.

Utiliser des dilatateurs c’est forcer l’entrée du vagin, cela peut-être vécu comme une violence supplémentaire. Si par exemple le vaginisme arrive après un viol, je doute que la meilleure chose à faire soit de nouveau forcer le vagin à recevoir un objet, c’est un risque de réveiller un traumatisme … Le vaginisme, si il est secondaire et post-traumatique, c’est d’une stratégie de survie du corps.

Si on suit la logique des dilatateurs vaginaux, on devrait forcer un vagin qui refuse d’être forcé pour qu’il puisse ensuite être suffisamment ouvert pour y mettre un pénis ou un sextoy, qui pourra être vécu comme un nouvel abus ! C’est violent !
De nouveau, on reste dans une logique sexuelle pénétrative et une vision du corps qui doit se soumettre au bon vouloir de l’esprit.

Au lieu de s’écouter et d’être patient.e avec soi-même, on va forcer son corps à subir toujours plus … Et la violence continue encore et encore …

Je trouve cette méthode choquante, c’est nier la réalité de l’inconscient, nier ses peurs et cela risque de déplacer les symptômes dans d’autres domaines de vie. C’est encore une fois subir une logique machiste de la sexualité : la pénétration à tout prix ! La pénétration malgré les souffrances et la peur !

De mon point de vue : on ne soigne pas la peur d’être forcé en forçant. D’un point de vue physique, ça peut marcher, mais à quel prix ? Et pour combien de temps ? Et comment cela va-t’il être vécu ?!
C’est aussi violent que de vouloir soigner la peur du noir d’un enfant en l’enfermant dans une cave !

C’est pour cela que j’utilise une approche douce, respectueuse de l’insconscient et des émotions de la personne pour accompagner le vaginisme. Mon but n’est pas de réussir la pénétration à tout prix, mais plutôt le bien-être de l’accompagné.e. Je fais en fonction de ses besoins et de ses envies sexuelles et non des diktats sociaux.

MARJORIE CAMERON /

Songs for the Witch Woman (1952)

Illustrations du recueil de poèmes de Jack Parsons
Aquarelle et encre sur papier
MARJORIE CAMERON
Songs for the Witch Woman (1952)
Illustrations du recueil de poèmes de Jack Parsons
Aquarelle et encre sur papier

L’accompagnement du vaginisme que je vous propose :

Mon approche s’adapte toujours en fonction de vous, de votre personnalité, de votre imagination, de vos besoins, de vos envies.

Je me fixe à votre conception de votre sexualité et de vos besoins érotiques. En aucun cas l’idée de « résoudre » le vaginisme est un objectif en soi, SAUF si il s’agit de votre demande (et non de la demande du/de la compagnon.ne.).

Donc si il s’agit de votre demande, j’accepte de travailler avec vous sur la résolution du vaginisme pour pouvoir pratiquer une pénétration fluide, agréable et sereine.

Sachez, que je refuse l’idée de « une personne = un symptôme = un protocole ». Vous n’êtes pas un symptôme, vous êtes une personne donc je n’ai pas de modèle fixe dans ma méthode mais plutôt une multitudes d’outils que je mets à votre disposition, dont en voici quelques uns :

Combien de séances sont nécessaires : comme il s’agit d’un suivi thérapeutique, je propose 4 à 6 séances, séparées de 15 jours. Pour un suivi de plusieurs 2 à 3 mois. Mais bien-sûr c’est en fonction de la relation thérapeutique et de l’avancée des problématiques.

N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou des remarques sur le contenu de cet article.

Bien à vous,

Tristan

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